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Thèmes d'investissement 2022 : revoir la conférence web

Publié le 11 Janvier 2022 - Mis à jour le 13 Janvier 2022

Le mardi 11 janvier 2022 s'est tenu notre conférence web sur les thèmes d'investissement pour 2022.

Les experts de BNP Paribas Banque Privée ont identifié les thèmes majeurs qui piloteront notre stratégie d’investissement en 2022, et ont partagé leurs convictions lors de cet événement. 
 
Nicolas Otton, directeur de BNP Paribas Banque Privée, et Isabelle Enos, responsable stratégie marchés, vous ont présenté ces thèmes en détail, entourés de nombreux experts en investissement.
Ils sont revenus notamment sur les 3 stratégies thématiques suivantes :
• Tirer parti du contexte inflationniste
• Réparer, réutiliser, recycler
• Entrer dans le metaverse

Accédez dès maintenant au replay de notre conférence web sur nos thèmes d’investissement 2022 enregistrée depuis le Grand Palais Ephémère :

QUESTIONS / REPONSES

Lors de la conférence, vous avez été nombreux à poser des questions à nos experts.
Isabelle Enos y répond ci-dessous :

Quelle est votre analyse de la situation macro et des marchés actions à l’instant T ?

Nous avons terminé l’année 2021 sur une note positive, la croissance économique a été très forte dans la plupart des zones géographiques et les résultats des entreprises ont été au rendez-vous, ce qui a permis aux indices boursiers de terminer l’année dernière dans le vert et même de franchir des records historiques. Nous devrions terminer l’année sur une croissance économique de 5,5% aux Etats-Unis, de 5% dans la zone Euro. En France, nos économistes tablent sur une croissance finale en 2021 de 6,7%. En Chine, le rebond se porte même à 7,9%. Ces niveaux de croissance sont, bien entendu, à mettre en perspective avec le choc de 2020, mais ils montrent bien la puissance de redémarrage économique des derniers mois. Du côté des entreprises, le constat est le même, 2021 a effacé 2020 dans de nombreux secteurs. Ces dernières ont, une nouvelle fois, montré leur résilience et leur capacité d’adaptation dans les phases de crise. Ce contexte a donc permis un rebond des indices boursiers. L’indice phare de la bourse de Paris, le CAC 40, affiche une perf proche des 30%, franchissant en fin d’année dernière le seuil fatidique tant attendu des 7000 points. Plus cyclique, il a bénéficié cette année du redémarrage du secteur de la construction et du secteur financier, particulièrement maltraités en 2020. Le luxe qui présente un poids prédominant dans l’indice (30%) s’est à nouveau bien comporté, à l’instar de 2020.

Sur les autres zones géographiques, les performances boursières ont été de belles factures, que ce soit dans le reste de l’Europe, aux USA ou encore dans la plupart des pays émergents. Dans les contre-performances notables, seuls la Chine et le Brésil figurent en queue de peloton, pénalisés par des difficultés spécifiques.

Sur les dernières semaines, les marchés boursiers ont été plus volatils. Après une année de nette surperformance, les investisseurs sont plus prompts à prendre des bénéfices. Ainsi, les annonces plus mitigées de fin d’année (Arrivée d’Omnicron, Montée de l’inflation ou encore les perspectives de changement de politique monétaire outre atlantique…) sont lues avec plus de fébrilité par les investisseurs qui souhaitent matérialiser leurs plus-values.

L’inflation a atteint des niveaux très importants ces derniers mois, en raison des problématiques, entre autres, de chaines d’approvisionnement et mais aussi du redémarrage économique très important. Nous devrions toutefois atteindre un pic d’inflation sur ce début d’année 2022 avec un niveau des prix qui restera vraisemblablement plus élevé aux USA qu’en Europe, le marché du travail plus tendu pousse à des augmentations de salaires.

Nous surveillons donc à court terme ces zones de risque.

Pour autant, à moyen terme, nous estimons que le contexte économique reste favorable aux actions.

La croissance restera dynamique en 2022 (Croissance au-delà de 4% aux USA, en Europe et en Chine), et sera même supérieure aux niveaux d’avant crise, même si elle sera moins forte qu’en 2021. La consommation reste sur des niveaux élevés. Nous privilégions la Zone Euro, le Japon ainsi que la Grande Bretagne où la valorisation des indices ne reflète pas encore le potentiel économique.

Après la hausse de 2021, y a-t-il encore du potentiel sur les actions ?

La progression des indices en 2021 a été le reflet d’un rebond économique très fort, d’une croissance des bénéfices au niveau des entreprises très importante mais également d’un retour du versement des dividendes après la pandémie. Nous anticipons que ce contexte va se maintenir au cours des prochains mois. Nous n’anticipons pas une progression aussi importante que l’année dernière. Pour autant, en moyenne, le consensus de marché s’attend à une progression des bénéfices de 7 à 8%, si on y ajoute le rendement lié aux dividendes, cela permet toujours à un investisseur en actions de voir son portefeuille croître au cours des prochains mois. A titre d’exemple, les dividendes ont rapporté près de 3% sur le CAC 40 en 2021.

Quelle place pour les actions dans les portefeuilles ?

Les actions ont une place importante dans un portefeuille aujourd’hui pour un investisseur qui cherche à valoriser son patrimoine sur la durée. Face à la disparition progressive du rendement sans risque ces dernières années, les épargnants ont accordé une place plus importante aux actions que par le passé.

Bien entendu, c’est un actif qui présente une volatilité plus importante, il faut donc être sélectif, bien diversifier son portefeuille ceci sur un horizon de long terme, en maintenant une part d’investissement cohérente avec son profil de risque.

Certains investisseurs ont bien compris l’attrait de l’investissement actions mais peuvent parfois se sentir démunis face aux choix d’investissements. Dans ce cas la gestion sous mandat est une bonne solution. Elle permet de bénéficier de l’attrait de cette classe d’actifs tout en confiant la gestion à un professionnel, en capacité de sélectionner, d’être réactif et d’assurer le suivi du quotidien.

Y a-t-il des secteurs ou des typologies de titres à sous-pondérer, voire à éviter ?

Le variant nous conduit sur le court terme à modifier certains de nos choix sectoriels. Nous avons donc en fin d’année dernière choisi de sous pondérer tactiquement les secteurs de l’aéronautique et du voyage et/ou loisir, impactés par les restrictions de mobilité récentes.

Plus globalement, à court terme, la montée de certains risques nous conduit à privilégier les secteurs plus défensifs, à même d’être plus résistants face à la montée de la volatilité, comme le secteur de la santé.

Quelles sont nos convictions pour 2022 ?

Pour l’année 2022, nous portons 5 convictions fortes, que nous avons présentées lors de la conférence web :

Quelle projection sur le CAC 40 fin 2022 ?

Compte tenu du contexte sanitaire actuel et du manque de visibilité à court terme, il est compliqué d’avoir une projection précise à l’échéance de 2022. Nous continuons de penser que les actifs risqués, en l’occurrence les actions seront porteuses de performances à moyen/long terme. A court terme, nous sommes confrontés à un accroissement de la volatilité qui nous rend plus vigilants et sélectifs.

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