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Investissement

Investissement dans les PME

Publié le 24 Novembre 2020 - Mis à jour le 25 Novembre 2020

Le gouvernement a obtenu cet été l’aval de Bruxelles pour porter de 18 à 25% la réduction d’impôt consentie en échange d’un investissement dans certaines PME. Cette mesure vient compléter à point nommé les autres initiatives gouvernementales qui visent à soutenir les entreprises en cette période de crise économique : création d’un label "Relance" et prêts bancaires soutenus par l’Etat notamment.

Pour bénéficier de cette réduction d’impôt - dans la limite bien évidemment du plafonnement global des niches fiscales, l’investissement doit avoir été effectué entre le 10 août 2020 et le 31 décembre 2020. Il peut soit être réalisé directement au capital d’une entreprise éligible, soit au travers d’un fonds dédié aux PME innovantes (FCPI) (cf art L214-30 du code monétaire et Financier) ou de proximité (FIP) (cf art L214-31 du code monétaire et Financier).  Pour les fonds, la réduction d’impôt n’est plus calculée sur la totalité du versement, mais à proportion du quota d’investissement que le Fonds s’engage à investir dans des sociétés éligibles (au minimum 70% pour respecter la réglementation).

Ainsi par exemple si un FCPI a fixé dans son quota d’investissement 90%, la réduction d’impôt sur le revenu sera de 90%*25%= 22,5% du versement (hors frais de souscription). Le montant net de la souscription donnant droit à réduction étant plafonné à 12000 € pour une personnelle seule (célibataire, veuf ou divorcé) et 24000 € pour un couple (marié ou pacsé soumis à une imposition commune), la réduction d’impôt est respectivement dans cet exemple de 2700 € et 5400 €.  

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Si l’avantage fiscal, renforcé par la réforme de cet été, est un attrait majeur de ces produits, un nombre croissant d’épargnants sont aussi intéressés par le sous-jacent des FCPI et des FIP et par le sentiment de participer au travers de leur investissement au succès de certaines PME et donc au soutien de l’économie nationale. Ils sont confortés en cela par les messages forts et récurrents du gouvernement en faveur du financement des PME, dont les besoins sont actuellement bien réels.

Les incitations fiscales, l’intérêt pour le sous-jacent, le rendement espéré de ces fonds plus élevé que d’autres instruments ne doivent cependant pas en faire oublier le caractère risqué et peu liquide. Il ne faut donc leur consacrer qu’une partie réduite de son patrimoine, dans le cadre d’une stratégie de diversification plus globale, tout en tenant compte des éléments suivants dans le choix des fonds :  qualité et historique de l’équipe de gestion, degré d’implication de cette équipe dans la vie des PME et stratégie de gestion, c’est-à-dire par exemple dans quels secteurs, zone géographique les investissements sont réalisés.